Chambre Supérieure : Siam

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Cette chambre Supérieure de 28m2, aux tonalités chaleureuses, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain spacieuse indépendante avec double vasque, douche italienne, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

En 1741, Pierre Poivre (qui deviendra intendant des Mascareignes sur l’Ile de France où il accueillera plus tard le navigateur Kerguelen) se destine à l’évangélisation de l’Extrême-Orient et s’embarque pour la Chine mais son goût de l’aventure éteint vite sa vocation religieuse. Il voyage et s’intéresse à tout ce qui touche au commerce et à l’agriculture. Il est le premier à décrire le litchi. Un peu plus tard, son neveu, Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur publie en 1782 son Voyage aux Indes et à la Chine fait depuis 1774 jusqu’à 1781.

Louis XV et Louis XVI ouvrent largement les caisses de l’Etat pour financer les énormes dépenses qu’entraînent ces expéditions. La Compagnie des Indes poursuit donc ses activités commerciales, auxquelles s’ajoutent toujours l’évangélisation des contrées colonisées.

Malgré les problèmes rencontrés au Siam par les prêtres catholiques, les Missions Etrangères de Paris (MEP) envoient régulièrement des prêtres dans cette région d’Asie. En 1713, suite à l’invasion des Birmans au Siam, le Frère Pierre Pigneau de Behaine avec ses 40 élèves, trouvent refuge à Malacca sur le chemin de retour vers l’Inde.

En 1767, Jean-François de Surville, commerçant, aventurier breton demande à la Compagnie des Indes le droit de pouvoir faire commerce dans leurs territoires. Il partira découvrir la Nouvelle Zélande. Le 2 juin 1767, il arrive dans le détroit de Malacca et on peut sans doute imaginer qu’il se soit lui aussi arrêter à Singapour pour se ravitailler en vivres et eau potables avant d’aller explorer le Pacifique.

Chambre Supérieure : Kerguelen

kerguelen

Cette chambre Supérieure de 28m2, aux tonalités de chocolat, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec  vasque simple ,cabine de douche, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec (13 février 1734, manoir de Trémarec, Landudal (Finistère) - 3 mars 1797, Paris) est un officier de marine et un navigateur français, découvreur des mers australes.

N'ayant pas de fortune, il embarque à 16 ans comme garde-marine dans la Marine royale après des études dans un collège de jésuites. À l’occasion d'une affectation à Dunkerque, il épouse en 1758 Marie-Laurence de Bonte. Son beau-père, ancien bourgmestre de Dunkerque arme le Sage, un navire de 56 canons et 450 hommes d’équipage, la course pendant la guerre de Sept Ans. Kerguelen en prend le commandement en 1761 pour mener une campagne aux Antilles, qui se révèlera très fructueuse.

Lieutenant de vaisseau en 1763, il effectue des relevés hydrographiques en Bretagne, ce qui détermine son admission à l'Académie de marine en tant que membre-adjoint.

En 1767, il obtient le commandement de La Folle pour effectuer une campagne de protection des pêcheurs de morue en Islande. En 1768, il repart dans l’Atlantique Nord (Groenland et Bergen) avec la corvette l'Hirondelle et devient familier avec la navigation dans les mers froides. Il ramène en 1768 deux oursons blancs pour la ménagerie du roi Louis XV.

« Je me rendis à Versailles au mois de septembre 1770, pour proposer à M. le duc de Praslin, ministre de la Marine, le plan d'une campagne de découverte dans les mers antarctiques. Je vis que ce n'était pas le moment d'entreprendre de pareilles opérations. […] Les affaires s'étant [ensuite] arrangées avec la cour d'Angleterre, […] l'occasion devint favorable pour proposer le voyage de découverte. […] On me donna le commandement du vaisseau du Roi le Berrier, qui était à l'Orient. […] J'embarquai 14 mois de vivres pour 300 hommes d'équipage. […] Le premier jour de mai [ 1771 ], je mis à la voile. […] Je coupai la ligne le 10 juin par vingt-deux degrés de longitude occidentale du méridien de Paris, dont je me servirai toujours […] J'arrivai à l'Isle de France le 20 août. »

Lors de son escale à l’île de France, il est bien accueilli par le gouverneur des Roches et l'intendant Poivre. Il y rencontre également Commerson, Marion-Dufresne, et le jeune Lapérouse. Il y remplace son gros vaisseau contre la flûte La Fortune et la gabarre le Gros Ventre, deux navires plus légers, mieux adaptés à l'objet de sa mission. Le 12 février 1772, dans le sud de l'océan Indien, il aperçoit une terre où il croit voir le continent austral, et lui donne le nom de France australe. Il s'agit en fait des îles Kerguelen. Le gros temps empêche tout débarquement jusqu'au 14 février, jour où un enseigne peut débarquer et prendre possession du territoire au nom du roi.

La tempête sépare les navires, et Kerguelen poursuit sa route seul, abandonnant le Gros Ventre commandé alors par Louis de Saint Aloüarn. Il arrive à Brest le 16 juillet 1772, tandis que le second navire l'attend et le recherche vainement. Celui-ci poursuivra les escales dans l'ordre annoncé, dans des conditions effroyables, vers Timor et les côtes australiennes avant de regagner l’Île de France le 5 septembre. Malgré cette aventure, Lapérouse nous dit que Kerguelen fut reçu en France comme un nouveau Christophe Colomb. À Versailles, il fait au roi une description très optimiste des ressources des terres qu'il avait découvertes, convainquant le roi d'ordonner une seconde expédition. Il ne sait pas encore que le Gros Ventre a réapparu, ni que les témoignages des survivants vont à l'encontre du sien.