Room Twin : Dupleix

dupleix

Cette chambre Twin de 22m2, aux tonalités de chocolat, avec plafond en bois brut et poutres apparentes, est composée d’une salle de bain indépendante avec simple vasque, cabine de douche, sèche serviette et sèche cheveux. Elle est équipée d’un lit Queen Size de 160.

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Un peu d'histoire

Fils d'un actionnaire de la compagnie des Indes, Joseph Dupleix naît à Landrecies dans le Nord de la France, le 1er janvier 1697. Son père l'envoya très jeune aux Indes où dans la première partie de sa vie, il s'occupa essentiellement à développer le commerce de la Compagnie et s'attacha à faire fortune. Il y fut grandement aidé par sa femme, Jeanne de Castro, créole d'origine portugaise, qui connaissait admirablement les langues et les mœurs locales. Associée à toutes les pensées de son mari, elle eut une grande part dans ses succès et dans ses échecs.

Gouverneur de Pondichéry et Gouverneur Général des possessions françaises de l’Inde, en 1742, il se trouva en prises avec les difficultés nées de la guerre de sécession d’Autriche et dut se transformer en chef de guerre. Il entrepris de ruiner la puissance anglaise sur la côte du Coromandel et s’empara de Madras, avec l’aide de la Marine, improvisée à l’Ile-de-France par le général la Bourdonnais, mais la mésentente qui régnait entre les deux hommes empêcha de tirer parti de cette brillante opération. Resté seul sur place à la suite de la destruction de l’escadre par un cyclone, il fut assiégé dans Pondichéry par les forces des Anglais et de leurs alliés indigènes. Il les obligea à lever le siège et il allait être en position de remporter de nouveaux succès quand survint la paix d’Aix-La Chapelle.

Créé marquis et "cordon rouge" (chevalier de l’ordre militaire de Saint Louis), récompense rare pour un civil, Dupleix entreprit alors l’œuvre à laquelle son nom reste attaché. Jusqu’alors les Européens ne s’étaient présentés aux Indes que comme des commerçants. Dupleix se proposait d’intervenir dans les querelles de princes indigènes et d’établir petit à petit, un système de protectorat qui, appuyé sur une force militaire, assurerait à la France un monopole de trafic et une souveraineté pratique. Il se heurta aux Anglais qui employaient des méthodes calquées sur les siennes et c’est ainsi qu’en pleine paix, troupes anglaises et françaises étaient aux prises dans l’Indoustan. Tant que ce fut le succès, on laissa Dupleix aller de l’avant : mais celui-ci ne disposait que de troupes médiocres et ne put jamais trouver, à l'exception de Bussy, des chefs militaires capables de soutenir efficacement ses desseins.

Rentré en France en 1754, Il mourut en 1763 dans un état proche de la misère.